CONTRE LES MOUVEMENTS SPÉCIFIQUES

Publié le par Résistance verte

 

Pour nous, ne pas envisager la critique révolutionnaire du point de vue de la totalité, par des groupes d'individus réellement autonomes, c'est tomber dans la critique partielle aux concessions opportunistes. Ce réformisme, la bourgeoisie l'intègre facilement. Notre critique et nos exigences révolutionnaires doivent porter sur tout les aspects de notre vie quotidienne, aussi bien que sur tous les éléments des systèmes bureaucratiques autoritaires et capitalistes.

Si nous revenons au passé anar, nous avons eu ceux qui, menant des luttes partielles, spécifiques, se sont enfoncés au point de disparaître de la lutte de classe (Abondancistes, naturistes, végétariens, retour à la terre-tolstoïens, pacifistes, anti-cléricaux, camaraderie amoureuse, homosexualité, avortement, stérilisation... tout ceci spécialisée comme lutte).

C'est la politique de la petite bourgeoisie qui ne se trouve pas si mal dans le système bourgeois, vu son niveau économique et culturel, et ne critique que des points de détail en vue de l'aménagement de celui-ci, au lieu de vouloir la destruction et le dépassement le plus rapide de cette société de classe. Il importe de rattacher chaque critique à la totalité : la rendre irréductible. (...)

ANALYSE CRITIQUE DES RAPPORTS DES ORGANISATIONS RÉVOLUTIONNAIRES ET QUELQUES MOYENS POUR Y REMÉDIER.
        
Toute une frange d’individu est passée depuis mai 68 par des organisations Staliniennes, ou par des organisations qui leur donnaient l’illusion d’une plus grande autonomie. Mais au bout d’un moment les jeunes qui passaient par ces organisations pensaient trouver une réponse à leurs préoccupations, alors qu'elle ne peut venir que d’eux mêmes, et s’aperçurent qu’ils n’étaient que les exécutants des ordres d’un noyau de dirigeants réels ou occultes.

Le mouvement révolutionnaire est à la recherche de son autonomie, mais comme il ne s’en donne pas tous les moyens, et c’est cela la base de l’autonomie, il reste encore dépendant de toute organisation qui leur donnera l’illusion de celle-ci. Cette autonomie est d’autant plus illusoire qu’elle se base sur les séparations crées par le système, (jeune-vieux, homme-femme...) au lieu de mettre en place des infrastructures de bases qui chercheraient à abattre ces séparations par leurs confrontations, permettant ainsi leur dépassement, (les jeunes ou les femmes posant leurs problèmes et cherchant à les résoudre avec les autres membres du groupe).

La séparation fondamentale pour nous est celle du prolétariat et de la bourgeoisie, et qui ne peut se résoudre que par l’abolition de cette dernière. Il est donc nécessaire pour le Mouvement Révolutionnaire et pour chaque individu qui veut acquérir son autonomie de faire un effort critique (théorique et pratique) et de ne plus dépendre d’aucune organisation séparée, même de soi-disant groupes autonomes, ou de forme inversée d’organisation du pouvoir...

Des prolétaires révolutionnaires contre les nouveaux dirigeants,
1971 (extraits).

http://inventin.lautre.net/livres/FLJ-Des-proletaires-revolutionnaires.pdf

LORDON CONTRE LES ZADISTES (2022)
http://www.zones-subversives.com/2022/01/frederic-lordon-contre-les-zadistes.html

 

 

LES ALTERNATIVES CONCRÈTES ET LEURS LIMITES (2016)
http://www.zones-subversives.com/2016/05/les-alternatives-concretes-et-leurs-limites.html

Publié dans Histoire

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