L'IRSN MINIMISE LES POLLUTIONS NUCLÉAIRES

Publié le par Résistance verte

 

LES REJETS DE TRITIUM DANS LA LOIRE

En juin 2019, l'association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (ACRO) alertait sur des valeurs anormalement élevées de tritium dans la Loire (310 Bq/l), relevées au niveau de Saumur (Maine-et-Loire), à une vingtaine de kilomètres en aval de la centrale nucléaire de Chinon.

Communication de l'IRSN : "L’une des hypothèses évoquées par l’IRSN dans sa note d’information du 20 juin, quant à l’origine du niveau observé à Saumur était le possible rejet de tritium par une autre installation qu’une centrale d’EDF ou dans un autre contexte : Ex. Rupture d’une ampoule de tritium à partir d’un dépôt sauvage de déchets contenant une plaque de signalisation tritiée."

LES REJETS DE TRITIUM À MARCOULE

Quand la CRIIRAD écrit :

"C’est le cas du site nucléaire de Marcoule et en particulier de l’Etablissement COGEMA (AREVA) de Marcoule et de son INBS (Installation Nucléaire de Base Secrète). Le site est autorisé à rejeter 22 500 TBq de tritium sous forme liquide dans le Rhône, et 10 000 TBq de tritium à l’atmosphère. Rappelons qu’un térabecquerel (TBq) représente mille milliards de becquerels Il s’agit de l’autorisation de rejets de tritium atmosphérique la plus importante sur le territoire français (plus de 60 fois supérieure à celle de l’usine de retraitement de la Hague, cf. Annexe 1).
Ces niveaux d’autorisations sont nettement supérieurs à ceux admis pour les centrales nucléaires EDF (plus de 500 fois pour les rejets atmosphériques)."

Hé bien, L'IRSN écrit :

"Dans l’environnement des installations rejetant plus de 1 à 2x1013 Bq.an-1 de tritium gazeux (CEA à Valduc, site de Marcoule, usine AREVA-NC de La Hague, centres CEA de Bruyères–le-Châtel et de Saclay essentiellement), des activités plus élevées, de l’ordre de quelques dizaines à quelques centaines de Bq.L-1 (Valduc ou Marcoule), sont observées sur des zones allant de quelques km2 à plus d’une centaine de km2 (cas de Marcoule) en milieu terrestre. Sur ces sites, les eaux de surface et souterraines sont également en équilibre avec ces valeurs.

Pour des rejets atmosphériques annuels compris entre 5x1011 et 1013 Bq (CNPE les plus puissants par exemple), des activités supérieures au bruit de fond (5 à 10 Bq.L-1) sont occasionnellement mesurées dans l’environnement sans qu’il soit possible de conclure statistiquement à une contamination."

CIGÉO

Nous connaissons tous les raisons pour lesquelles il ne faut pas construire CIGéo.
Elles sont remarquablement exposées dans le livre :
CIGEO "COFFRE-FORT GEOLOGIQUE" ? DEMYSTIFIER LE MYTHE.
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L'IRSN n'hésite pas à écrire, par exemple, ces trois paragraphes dans deux rapports de 2017.

"l’IRSN souligne les efforts substantiels consentis par l’Andra pour composer le DOS, qui fait état, sur un grand nombre de thématiques, de progrès significatifs dans la définition et la prise en compte des exigences de sûreté dans la conception du stockage, notamment eu égard aux risques en phase d’exploitation,ainsi que dans la constitution des bases de connaissances en support à l’analyse du comportement du stockage en exploitation et à long terme. L’IRSN estime que le projet a atteint, dans l’ensemble, une maturité technique satisfaisante au stade d’un DOS."

"En conclusion, l’IRSN estime que la stratégie de fermeture progressive privilégiée par l’Andra apparaît comme un compromis acceptable à ce stade entre les différents critères qu’elle a identifiés."

"L’IRSN souligne les efforts substantiels consentis par l’Andra pour composer le DOS, qui fait état, sur un grand nombre de thématiques, de progrès significatifs dans la définition et la prise en compte des exigences de sûreté dans la conception du stockage, notamment eu égard aux risques en phase d’exploitation, ainsi que dans la constitution des bases de connaissances en support à l’analyse du comportement du stockage à court et à long terme."

Nous sommes nombreux à constater que l'IRSN s'est donné pour mission de protéger l’industrie nucléaire et non pas la population.

La preuve avec, par exemple :
- L'affaire Roza GONCHAROVA (l'IRSN qui mène des enquêtes épidémiologiques dans la région de Bryansk en Russie, pour discréditer les travaux de Youri BANDAJEVSKY, NESTERENKO, et autres)
- L'affaire Christine FASSERT (licenciée par l'IRSN)
- L'affaire des 310 Bq de tritium dans la Loire (c'est une ampoule écrasée a dit l'IRSN)
- Le contenu du Webinaire tritium du 8 juillet dernier (un festival de contre-vérités, la non nocivité et la banalisation du tritium...)
- La caution systématique à tous les problèmes de fuites et de rejets des INB
- La bénédiction quasi automatique de toutes les publications de l'ANDRA sur le projet CIGéo...

https://www.villesurterre.eu/

Publié dans Nucléaire

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