LE MONDE DE DEMAIN, SE LIBÉRER DE L'IMAGINAIRE CAPITALISTE

Publié le par Résistance verte

"Étant en panique on oublie plein de choses, en fait on cesse de penser, on réagit sous une urgence qui nous empêche de penser."
"L'idéalisme de nos gouvernants est un imaginaire, c'est leur horizon, c'est leur réalité. L'imagination c'est pouvoir prévoir les difficultés, pouvoir anticiper, pouvoir savoir que ce qui est normal aujourd'hui pourrait tout à coup ne plus être demain. L'imaginaire c'est une anesthésie de l'imagination."
"La politique oubliée c'est la science qui va nous guider, nouveau réflexe de panique. C'est toujours une très mauvaise idée de demander à la science ce qu'il faut faire. C'est pas ça son bouleau. Son bouleau c'est chercher à poser des questions pertinentes. Dès qu'on dit "la science" on oublie la pertinence des questions. On fait comme si il y avait une méthode scientifique tout-terrain qui allait répondre de manière objective, de manière à faire taire les gens."
"Quand on mobilise la science pour se substituer à un processus de pensée collectif avec les gens, on perd les trois quart de l'intelligence, on le remplace par une bonne dose de bêtise, de satisfaction et de faire semblant."
"Si la nature avait été peuplée d'égoïstes, il n'y aurait plus de nature. Nous savons que la nature existe à travers des indépendances multiples et enchevêtrées. Le ravage de la nature c'est la destruction de ces indépendances. Détruire un écosystème c'est détruire un monde interdépendant."
"On ne pense pas tout seul, on pense avec les autres et grâce aux autres."
"C'est pas seulement malheur au vaincu, c'est malheur à tout le monde. Parce que tout le monde apprend à penser comme partie d'un troupeau, où il est dressé contre les autres, où il ne voit pas ce qui arrive à l'ensemble."

Isabelle Stengers, 30 octobre 2020

https://youtu.be/WTHVqvH2Bvg

Publié dans Coronavirus, Environnement

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