MARÉE NOIRE DANS L'ARCTIQUE

Publié le par Résistance verte

 

Le 29 mai dernier, dans la région du Grand Nord russe, un réservoir de carburant d’une centrale thermique s’est effondré, déversant plus de 20 000 tonnes de diesel dans la rivière Ambarnaïa et ses affluents. La nappe de diesel, d'une épaisseur de 20 cm par endroits, pourrait terminer sa course dans la mer de Kara. C’est l’un des plus grands accidents de produits pétroliers jamais survenus dans l’Arctique russe, et son ampleur est comparable à celle de la catastrophe de l’Exxon Valdez en 1989. Face à l'étendue de la pollution, l’état d’urgence a été déclaré sur la zone sinistrée.

Le géant minier Norilsk Nornikel, société mère de la centrale à l’origine de l’accident, pense fortement que ce désastre est dû à la fonte du permafrost, cette partie du sol perpétuellement gelée des régions arctiques. Cette dernière aurait entraîné l’effondrement du réservoir de carburant. Dès 2009, Greenpeace avait publié un rapport sur les risques associés à la dégradation du permafrost dans les installations de combustibles fossiles russes. Avec l’intensification du changement climatique, cette couche de glace fond plus rapidement chaque jour.

https://www.e-activist.com/page/message?mid=611a6f9ccff84029946fda0a77d3b74b

 

 

Publié dans Pollution chimique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article