LES LOBBIES TOUJOURS À LA MANŒUVRE

Publié le par Résistance verte

 

Aujourd’hui, le Sénat a confirmé la signature d’un chèque en blanc à des entreprises polluantes, comme Air France ou Renault, sans contrepartie sociale et environnementale solide. La veille, le Haut Conseil pour le climat (une instance indépendante composée de chercheurs et d’économistes, présidée par une climatologue) avait pourtant prévenu : il est nécessaire de conditionner l’attribution des aides aux grandes entreprises à la fixation d’objectifs écologiques, alignés sur l’Accord de Paris. Le Sénat, suivant l’avis du gouvernement, a pourtant rejeté tous les amendements allant dans ce sens.

Les lobbies sont déconfinés avant tout le monde et semblent piloter la relance. Pour preuve : hier, on apprend dans un courrier rendu public que le Medef fait feu de tout bois et demande un moratoire sur l’application de mesures environnementales, sous prétexte de crise. Début avril, il a écrit à la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, pour demander de reporter les délais d’application de la loi sur le gaspillage, les transports et la pollution de l’air, la stratégie nationale bas carbone, la planification pluriannuelle de l’énergie… C’est un festival, tout y passe !

Nous ne pouvons pas rester sans rien faire ! C’est pourquoi nous comptons sur vous pour diffuser un courrier demandant au Président de la République de mettre en place des mesures barrière entre le Medef et le gouvernement.

L’équipe Greenpeace

Monsieur le Président,

Suite à la diffusion du courrier envoyé par le Medef à Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire, lui demandant de reporter aux calendes grecques l’application de mesures environnementales, je souhaite la jouer comme le Medef, et vous adresser moi aussi un message pour vous demander de mettre en place urgemment une distanciation sociale entre le gouvernement et le Medef. Il est hors de question que la transition écologique soit sacrifiée en ce temps de crise. Où sont les mesures barrière qui nous prémunirons de faire le grand saut dans la crise climatique, au bénéfice d’intérêts privés ?

En vous remerciant par avance, je vous prie de croire Monsieur le Président, à l’assurance de ma haute considération.

Signé : un·e citoyen·ne inquièt·e de la crise climatique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article