GRÈVES ET MANIFESTATIONS LE 22 MARS

Publié le par Résistance verte

Manifestation le 22 mars à 10 h 30 gare de Châteaucreux, St-Étienne.

Grèves et manifestations des étudiants, des lycéens, des enseignants, des cheminots, de la RATP, des contrôleurs aériens... Pôle Emploi et tout le service public.

6000 manifestants à St Etienne

 

GRÈVES ET MANIFESTATIONS LE 22 MARS
GRÈVES ET MANIFESTATIONS LE 22 MARS
GRÈVES ET MANIFESTATIONS LE 22 MARS

CONTRE LE MONDE ET SA SÉLECTION

1. L’exploitation capitaliste est le moteur du monde actuel. C’est un rapport social qui fonctionne par la contrainte : on ne peut vivre sans argent et toute une armée de flics, de vigiles et d’huissiers est payée pour défendre cet état de fait. Alors les uns s’usent à travailler ou à chercher un travail pour vivre, là où d’autres usent de ces prolétaires pour accroître leur thune, leur pouvoir.

2. La reproduction de cette exploitation est donc fondamentale pour la classe capitaliste. Elle nécessite de former chaque année de nouvelles générations afin de nous transformer en cette main d’oeuvre dont ils ont besoin. Ce rôle de formateur est principalement joué en France par l’Éducation Nationale et l’Enseignement Supérieur.

3. L’idéologie républicaine de l’égalité des chances et du mérite est une foutaise. L’école est une machine à écraser, à trier et à dispatcher la force de travail dans les différentes sections professionnelles suivant les besoins économiques du moment. La sélection de classe s’opère à chaque échelon scolaire, de la maternelle à l’université. Lutter uniquement contre la sélection à l’université expose à un dilemme : jusqu’où le tri peut-il « légitimement » s’opérer ? Si on ne trouve aucune réponse convenable, c’est que la formulation de la question n’est pas la bonne. On devrait dire : pourquoi le tri doit-il s’opérer ? Nous renvoyons alors aux points 1 et 2.

3-bis. Il est préférable de ne pas se méprendre lorsque l’on démarre une lutte à la fac : le savoir est une marchandise, l’université est une entreprise et l’État est toujours capitaliste. Aucun sanctuaire n’y a été décrété. Ne croyez pas les charlatans qui vous assurent du contraire, ils sont là pour monnayer du rêve bureaucratique.

4. Lutter en tant qu’étudiant, c’est manquer le coche de ce que cette loi de sélection peut solliciter : la critique du monde qui la régit. L’université n’est pas une île. La ville de Toulouse regorge de tensions, de conflits, de possibilités d’action et de solidarité. Tisser un tel mouvement réclame du temps et des lieux. C’est précisément ce qu’une fac occupée peut proposer. Des lieux et du temps.

5. Tandis que la sélection annonce un accès aux bourses plus difficile et un contrôle beaucoup plus sévère des étudiants boursiers (une ressource dont nous avons besoin, que nous soyons férus de philo, de lettres, d’anthropo ou PAS), les vacataires du Mirail continuent d’être payés au lance-pierre pour assurer la majeure partie de « l’offre d’enseignement ». Tandis que la fusion annonce une hausse des frais d’inscription à la fac, les lycéens de Gallieni se tapent flics, vigiles et caméras pour se former au turbin. Nous devons refuser ce futur et lutter au présent. Le moment de la lutte est un moment de jonction et de dépassement des catégories où nous sommes à l’instant T. Pas une simple juxtaposition des « chacun chez soi » comme le présume la mythique « convergence des luttes ».

6. Pour ce faire, il est nécessaire de proposer des espaces autres que ceux tenus par les syndicats étudiants corporatistes et autres politicards. L’AG ne sera jamais un endroit décent tant que les personnes opposées au mouvement auront leur mot à dire sur la façon dont on lutte. Multiplier les points de rencontre permettra peut-être de mettre à mal le centralisme démocratique et sa terrible manie à étouffer les expressions subversives qui sortent du cadre bien tracé de la « contestation étudiante ». Ces complicités potentielles sont à l’intérieur et en dehors de l’université.

7. Contre le monde et sa sélection. Tout doit disparaître.

Toulouse, 26 février 2018.
https://badkids.noblogs.org/post/2018/02/26/contre-le-monde-et-sa-selection/

 

GRÈVES ET MANIFESTATIONS LE 22 MARS
GRÈVES ET MANIFESTATIONS LE 22 MARS

LA BATAILLE DU RAIL A COMMENCÉ !

Le gouvernement a confirmé dans son intégralité son « pacte ferroviaire », démontrant que la concertation avec les organisations syndicales n’était qu’une simple explication de texte sans réelle volonté. A cela, il a choisi la violence politique en passant par ordonnances pour imposer son projet.
Face à l’impopularité croissante de son acharnement sur les services publics et alors qu’il faut aller vite pour que les citoyens et les usagers ne prennent pas conscience du hold up sur le bien public en cours, le gouvernement choisi donc le passage en force !

Le gouvernement n’aborde pas la dette publique du système ferroviaire affectée dans les comptes de la SNCF alors que c’est aujourd’hui le vrai problème. Ce projet de pacte ferroviaire, c’est simplement définir les conditions dans lesquelles l’État va livrer, clés en main, les marchés TER, le matériel et les hommes… Dans les mains des grands groupes privés qui sans aucun investissement vont pouvoir venir faire des bénéfices sur l’argent public, avec le bien public !

Le Pacte Ferroviaire d’E. Phillipe, c’est un transfert aux régions des infrastructures ce qui va entrainer d’immenses inégalités territoriales, une dérégulation tarifaire et des fermetures de lignes en masse. C’est le désengagement de l’État du service public ferroviaire avec le passage en S.A. de SNCF ; la filialisation du FRET : le transfert des salariés, du matériel, des ateliers … C’est un dépeçage en règle de l’entreprise publique au profit des groupes privés que propose le gouvernement Macron ; En confirmant l’ouverture à la concurrence du TGV en Open Access, les nombreuses dessertes non rentables vont voir leurs prix augmenter et les collectivités seront mises à contribution si elles veulent garder leurs dessertes.

SUD-Rail en appelle à l’intervention des cheminots, des usagers, des associations et des élus pour faire entendre raison à ce gouvernement ; ce pacte ferroviaire n’est bon que pour les actionnaires au détriment de la collectivité et des salarié(e)s.

C’est la voie du rapport de force qu’a choisi le gouvernement, les cheminots y répondront avec détermination par un mouvement fort et reconductible pour exiger un monopole public du transport ferroviaire dans une entreprise unifiée ; le développement du report modal pour moins de camions et plus de FRET SNCF et la reprise intégrale par l’Etat de sa dette.

SUD-Rail appelle donc les usagers, les associations et les élus, à soutenir les cheminots en lutte !


ON VOUS MENT, SUD-RAIL N’A PAS SIGNÉ LE COMMUNIQUÉ UNITAIRE !

Courrier à la Fédération CGT des Cheminots.

La Fédération SUD-Rail s’est positionnée lors de l’interfédérale d’hier (Jeudi 15 mars) en faveur du dépôt d’un préavis de grève permettant aux cheminots d’organiser la grève dans les Assemblées Générales. Nous l’avons dit, face aux enjeux et à un passage en force par ordonnance, il est nécessaire de mettre à disposition des cheminots un outil à la hauteur des enjeux.

Seule une grève massive et inscrite dans la durée peut nous permettre de gagner.

Le calendrier annoncé par la Ministre des Transports à la sortie du Conseil des Ministres (session parlementaire du 9 mars), le contenu des ordonnances précisant le dépeçage de la SNCF et ne laissant à la négociation que les conséquences du transfert des cheminots, de la disparition de l’entreprise publique et de la date de fin de recrutement au Statut, relève d’une posture inacceptable et d’une volonté d’affrontement qui ne saurait souffrir du côté des organisations syndicales de tergiversations, de modalités révélant une quelconque faiblesse.

La Fédération SUD-Rail a, en ce sens, indiqué à la première heure ce matin, qu’elle ne saurait valider comme seule modalité de grève, celle proposée par la Fédération CGT des cheminots sous la forme d’un calendrier de 2 jours de grèves espacés tous les 5 jours, et réaffirmée qu’elle mettrait son outil syndical au service de tous les cheminots, pour leur permettre d’organiser la lutte et placer les négociations sous le contrôle des grévistes.

La diffusion par le biais du Facebook du syndicat CGT de Paris Sud-Est et d’autres de la CGT, est irrespectueuse des positions de chacun et réclame à ce que la Fédération CGT des cheminots intervienne immédiatement afin faire retirer ce document que la Fédération SUD-Rail a refusé de signer.
Ces méthodes relèvent de la manipulation et desservent totalement les cheminots qui dans la période doivent débattre de la grève que nous avons décidé hier de démarrer le 3 avril.

En espérant pouvoir avancer unitairement dans la construction de ce mouvement reconductible et l’élargir pour obliger le gouvernement à retirer son pacte ferroviaire.

Sud-Rail

GRÈVES ET MANIFESTATIONS LE 22 MARS
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Publié dans Solidarité, Environnement

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