STOP AUX DÉCHETS À ROCHE LA MOLIÈRE

Publié le par Résistance verte

STOP AUX DÉCHETS À ROCHE LA MOLIÈRE


Jean-Pierre Chenevat a découvert l’article du Progrès évoquant l’arrivée de 50 000 tonnes de déchets de plus à Roche-la-Molière. Le président de l’association Stop aux déchets a souhaité réagir : pour lui, il y a urgence à informer la population et à s’opposer à ce projet.

Jean-Pierre Chenevat, vous êtes le président de l’association Stop aux déchets, pourquoi avoir souhaité réagir suite à l’article du Progrès paru le mardi 5 juillet ?

« On a l’impression que tout s’est fait très vite, sans qu’on le sache. Le problème est que la communication se fait uniquement par articles dans le journal et nous, citoyens, on a aucune autre information sur ce qui se passe ! On se battait contre l’installation d’un pôle de valorisation. On avait rencontré le maire qui nous avait fait part de son envie d’améliorer le système et il me semblait qu’il s’était opposé à l’arrivée de nouveaux déchets. Depuis trois mauvaises nouvelles viennent de tomber. »

Quelles sont ces mauvaises nouvelles ?

« La première concerne la volonté du groupe Sita-Suez de poursuivre son entreprise et donc les nuisances pour notre ville avec la demande de la prolongation de la décharge à Roche-la-Molière jusqu’en 2051. Le directeur propose un système bien plus performant et écologique : pourquoi ne l’a-t-il pas fait avant ? On a déjà entendu ce discours de propagande.
La deuxième est la fermeture de la décharge de Mably sans autre solution pour le Roannais que la décharge située à Roche et éloignée de 80 km. M. Lacroix, vice-président du conseil départemental de Charlieu, sur le journal, parle de solidarité envers les voisins. Roche doit être solidaire de ses voisins : on est quand même à 80 km ! En plus, la solidarité peut jouer dans le sens où sur le Roannais il y a des endroits où on peut ouvrir des centres d’enfouissement. À Roche, on a donné pendant quarante ans, il faut trouver d’autres solutions ! »

Et la dernière ?

« Le transfert d’une partie des déchets de l’agglomération lyonnaise vers la décharge de Roche qui s’élèverait si j’ai bien lu à 50 000 tonnes. Avec le transfert d’une partie des déchets aux régions, quelle belle opportunité pour la ville de Roche !
Notre commune est donc trois fois à nouveau concernée : ce n’est pas l’une ou l’autre solution. C’est les trois à la fois. Chaque fois qu’on veut se débarrasser de déchets, on revient toujours à Roche-la-Molière. Le centre d’enfouissement de Borde Matin a une autorisation de capacité jusqu’à 500 000 tonnes, c’est sûr on peut en mettre encore des déchets ! »
« Il faut créer des centres d’enfouissement de proximité »

Quel est le but de votre association ?

« Notre but est de faire améliorer la gestion des déchets au niveau intercommunal : il faut qu’on arrive à gérer uniquement les déchets de l’intercommunalité de Saint-Etienne et de proximité. Mais que des camions fassent des trajets tous les jours de 80 km pour apporter les déchets sur le site rouchon : c’est une aberration. En plus, il y a suffisamment de circulation sur ce CD sans que de nouveaux camions chargés de déchets arrivent encore de Mably et de Lyon.
Un des buts de l’association, c’est de faire créer des centres d’enfouissement à proximité. On verrait bien trois sites de traitement de déchets dans la Loire : nord, sud et centre. Nous souhaitons aussi avoir une démarche positive. »

De quelle façon ?

« On cherche des solutions sur le compostage individuel, sur le compostage de quartiers. Il y a des expériences menées déjà là-dessus à Saint-Genest, il est nécessaire d’inciter les gens à faire du tri chez eux mais aussi à ne pas acheter n’importe quoi, n’importe comment : quand on va au supermarché, achetons des produits du coin, qui n’ont pas trop d’emballages. C’est à la source qu’il faut trier. Il faut que beaucoup moins de déchets arrivent en décharge.
Et avec ce qu’on vient d’apprendre, on nous en rajoute. Il faut vraiment sensibiliser la population sur le tri sur la commune. Plus on a de tri à la source, moins on a déchets et moins on a de camions. »

http://www.leprogres.fr/loire/2016/07/11/chaque-fois-qu-on-veut-se-debarrasser-de-dechets-on-revient-toujours-a-roche


PÉTITION
Plus de 40 ans de solidarité départementale, ça suffit ! Notre commune a payé un lourd tribut, elle a assez subi de nuisances : traversées de notre ville par un nombre important de camions, odeurs, …Et c'est aujourd'hui un centre de compostage des déchets verts qui s'ajoute sur le site de Borde-Matin ! Et demain, si nous ne faisons rien, une unité de tri mécano-biologique et de méthanisation pour traiter les déchets ménagers de tout le département ! C'est pourquoi, nous disons STOP ! Il est essentiel que nous Rouchons, soyons acteurs sur ce dossier pour ne pas nous laisser imposer ce projet que nous ne voulons pas. Si vous aussi, vous ne souhaitez pas que Roche la Molière devienne la poubelle du département : rejoignez notre association et signez notre pétition !

https://www.change.org/p/mr-le-maire-de-roche-la-moli%C3%A8re-eric-berlivet-stop-aux-d%C3%A9chets-%C3%A0-roche-la-moli%C3%A8re

Le gaz de décharge contient des composés inflammables (méthane), toxiques (H2S, COV…) et corrosifs (H2S…). Explosion, intoxication et mauvaises odeurs sont les principaux risques et nuisances encourus, pour l’essentiel par les personnels opérant sur site. L’hydrogène sulfuré est un gaz extrêmement dangereux. Le biogaz peut en contenir des quantités suffisantes pour être létales en cas d’inhalation. Cette toxicité est encore trop souvent sous-estimée et des accidents se produisent régulièrement. Le « risque H2S » est également connu dans le domaine de l’assainissement. Il n’est pas spécifique au biogaz des décharges. D’autres composés gazeux (Benzène, 1,2 dichloroéthane, chlorure de vinyle, formaldéhyde, acétaldéhyde) entre autres gaz présents dans le gaz de décharge, peuvent présenter des risques en cas d’expositions prolongées.
Jeamarie STEFAN

Publié dans Environnement

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sirius 21/03/2017 19:55

Les élus du conseil général ont toujours refusé et l'idée même d'une décharge dans le montbrisonnais et surtout la possibilité d'instaurer la redevance incitative ,c'est à dire faire payer l'usager en proportion de ses dépôts .Ce qui amène une diminution des tonnages de l'ordre de 30 % mais a le grave défaut de déplaire à tous les démagogues .