‪LE POTAGER DU PARESSEUX‬

Publié le par Résistance verte

#Permaculture
#Permaculture

Ferme Biologique du Bec Hellouin

Le "Potager du Paresseux" est une façon de produire des légumes "plus que bio", en abondance, sans aucun travail du sol (pas de bêche, pas de pioche, pas de binette, pas même de "grelinette"), sans aucun engrais et sans pesticides de synthèse...
La méthode repose sur une couverture permanente du sol avec du foin ou du BRF.
Cette vidéo introduit cette façon de faire. Son origine. Les objectifs, les principes...

L’utilisation de foin, en lieu et place d’autres matières (paille, compost, écorces, feuilles mortes…), est la clef du dispositif. Il joue 4 rôles essentiels, ce qui permet au jardinier de paresser.

D’abord, comme toute couverture opaque (si l’épaisseur est suffisante), il bloque les adventices annuelles, qui ne germent plus. Pas besoin de biner ou de piocher.
Ensuite, il entretient une intense vie biologique dans le sol, avec notamment les vers de terres (particulièrement ceux du groupe des «vers anéciques », qui creusent des galeries verticales). Ils seront nombreux et très actifs car bien nourris. En réalité, c’est toute une armada d’organismes qui se mettent à l’œuvre pour « travailler » et construire le sol. Cette activité aboutit à la sécrétion de glus. Elle enclenche un processus d’ « aggradation » du sol (c’est le contraire de la « dégradation »). Ainsi naturellement, sans aucun travail, cela conduit, en quelques mois, à un sol «qui se présente comme du couscous ». Inutile de bêcher ou de passer la grelinette. « Et surtout, ne pas utiliser de motoculteur, qui massacre les vers en les déchiquetant ! »

Par ailleurs, la couverture assure une protection du sol et de ses organismes contre les agressions : les « grumeaux » (agrégats) qui se forment ne sont pas dégradés par le choc des gouttes de pluie ; même sous des orages violents, et malgré la pente, il n’a a aucune trace d’érosion, pas de particules fines emportées ; la fertilité reste. Protégé du vent et du soleil, le sol est maintenu humide ce qui favorise l’activité des organismes et la croissance des végétaux. Pas besoin de sarcler pour que le sol reste meuble et aéré.

Enfin, la décomposition du foin fournit au sol, et par là aux plantes, tous les éléments nutritifs indispensables à leur croissance. Et pas seulement les quelques éléments « majeurs » (les fameux N-P-K) qu’on apporte avec les engrais. Ces éléments ont été prélevés dans la prairie, lors de la croissance de l’herbe, qui a absorbé tout ce dont une plante a besoin. Le foin est donc aussi un « engrais organique très complet », à libération lente puisqu’il doit d’abord être décomposé, ce qui se fait naturellement selon le rythme de la croissance des plantes (les organismes du sol qui s’en chargent suivent aussi le rythme des saisons). Inutile de fertiliser ! Même le fumier, « qui n’est que ce qui reste du foin quand il a traversé le tube digestif des animaux, qui y ont prélevé leurs nutriments, mélangé à de la paille, plus pauvre encore », est sans intérêt !

Voilà, en très résumé, les « ressorts naturels » sur lesquels s’appuie cette façon de faire… Et cela explique pourquoi les résultats sont si spectaculaires.
Il est à noter que la paille (sauf à utiliser de la paille « bio ») renferme des résidus des divers traitements subis par la céréale, dont des fongicides souvent pulvérisés quelques semaines seulement avant la récolte, des raccourcisseurs, des herbicides, alors que le foin issu de prairies naturelles n’a, en règle générale, pas été traité. « Raison de plus pour privilégier le foin à la place de la paille ! »…

Dernière surprise : « Il est aussi à noter que cette façon de faire marche bien mieux et plus vite en installant son potager dans une prairie ou un gazon ou même une friche ». Dans un jardin « classique », le sol aura été matraqué et en partie empoisonné, la population de vers anéciques sera faible voire inexistante en cas d’usage intensif du motoculteur, d’engrais minéraux et de certains pesticides même « bio » (le cuivre, couramment utilisé en « bio », est un poison pour le sol, les vers, les champignons, les mycorhizes ; il s’y fixe). Dans le cas d’un tel sol, il faudra persévérer parfois une demi-douzaine d’années avant que les mécanismes naturels ne reprennent le dessus ! Dans une prairie, il suffira de 6 mois ou 1 an pour que tout soit « top » !

‪Le Potager du Paresseux : késako ?‬
https://www.youtube.com/watch?v=uK4NT7q9V2c‬

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‪Visite le 25 juillet 2016, partie 1‬
https://www.youtube.com/watch?v=b88GNgldWek

‪Visite le 25 juillet 2016, partie 2‬
https://www.youtube.com/watch?v=VZFAh7Zqi28

‪Visite le 25 juillet 2016, partie 3‬
https://www.youtube.com/watch?v=GK8vE5SN-o0

‪Visite le 25 juillet 2016, partie 4‬
https://www.youtube.com/watch?v=tI7GgLtjzR0

‪Visite au mois d'août 2016, Partie 1‬
https://www.youtube.com/watch?v=l8krAvSupRE

‪Visite au mois d'août 2016, Partie 2‬
https://www.youtube.com/watch?v=FSmNsiMOdSY

‪Visite au 31 août 2016‬
https://www.youtube.com/watch?v=bSaWGgwOPp0

Maraîchage biologique permaculturel
(Étude INRA)
http://www.econologie.com/wp4/wp-content/uploads/2016/09/INRA_permaculture_economie.pdf

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